Pêche et aquaculture : Quelle place dans le PSE ?

La pêche et l’aquaculture sont deux secteurs clés pour l’autosuffisance alimentaire visée par notre pays. C’est pourquoi, le gouvernement du Sénégal à travers son plan de développement dénommé PSE a initié des programmes en vue de redynamiser ces deux secteurs d’activités

« Les opportunités en matière de pêche et d’aquaculture seront exploitées par la mise en place de réformes majeures visant la régénération et la gestion pérenne de la rente halieutique et le développement de l’aquaculture pour renforcer la contribution du secteur à la sécurité alimentaire et à la création de richesse et d’emplois » lit-on dans le PSE.

Ces réformes seront mises en œuvre à travers :

  • La gestion durable des ressources halieutiques et la restauration des habitats marins par l’élaboration et la mise en œuvre des plans d’aménagement, la promotion de la cogestion, la poursuite des efforts en matière de conservation et de protection des zones de frayères (création d’aires marines protégées, reconstitution des écosystèmes des mangroves, mise en place de récifs artificiels, etc.) ;
  • Le développement accéléré d’une aquaculture compétitive par l’aménagement d’espaces dédiés, la mise en place d’infrastructures de production adéquates, le développement d’un environnement propice à l’investissement et la structuration d’une filière aquacole intégrée;
  • La promotion de la pêche continentale par l’aménagement et l’empoissonnement des zones de production naturelle ainsi que l’organisation des acteurs ;
  • La valorisation accrue des produits halieutiques et aquacoles par l’érection de pôles industriels intégrés, la mise en place d’incubateurs d’unités de transformation artisanale et moderne et la réduction des pertes post capture de la pêche maritime

Toutefois dans le PSE, les décideurs politiques prennent conscience du fait que pour atteindre de tels résultats, il y a des préalables qu’il faut d’abord résoudre. Ainsi dans le document, il est dit que « les pré requis concernent la mise en place du code de l’aquaculture, l’adaptation du cadre réglementaire de la pêche en perspective de l’aménagement et de l’intensification de la lutte contre la pêche illicite, la régulation de l’accès aux ressources halieutiques, la mise aux normes de l’amont de la filière et des infrastructures de débarquement de stockage, de transport et de transformation, la production d’intrants de qualité pour l’aquaculture et la transformation des produits, le renforcement des moyens de contrôle et de surveillance des pêches et la mise en place d’un système de financement adapté aux PME/PMI du secteur ».

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