Quelle place pour l’agriculture dans le Plan Sénégal Émergent ?

Quelle place pour l’agriculture dans le PSE ?

Conscients de son importance dans l’économie au regard du potentiel qu’il englobe, le secteur agricole (au sens large) occupe une place privilégiée dans le Plan Sénégal émergent. Ainsi, des projets phares estimés à des centaines de milliards sont prévus dans les domaines concernant l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’aquaculture et l’agroalimentaire.

Pour les activités agro-pastorales

Dans le document du PSE, il est indiqué à la page 65 que « Les actions dans le domaine des activités agro-pastorales visent à mettre en œuvre une approche intégrée favorisant le développement de chaînes de valeur et la structuration des filières. Elles s’inscrivent dans une dynamique de valorisation des ressources et potentialités agro-écologiques des différentes zones du pays. Ces actions permettent de mettre en valeur le potentiel de l’agriculture commerciale tout en favorisant le développement de l’agriculture familiale. Elles devront également assurer la relance des filières de production et des industries animales »

Dans le PSE, il est clairement énoncé que  le développement de l’agriculture commerciale sera appuyé par:

  • D’abord, « la mise en place de 100 à 150 fermes intégrées, dont des domaines agricoles communautaires (DAC), qui constituent des projets d’agrégation visant le positionnement du Sénégal comme exportateur majeur de fruits et légumes à haute valeur ajoutée (multiplication des exportations par 2 à 3), et les filières d’élevage (lait, aviculture, etc.) »
  • Ensuite, il est prévu, « l’organisation des petits producteurs agricoles autour de gros opérateurs modernes, et industriels à travers le développement de mécanismes de contractualisation intégrant le financement de l’activité »
  • Dans ce sillage, il y aura également « la création de trois (03) zones greniers qui constituent des corridors céréaliers visant le développement et l’intensification de bassins agricoles irrigués pour réduire de moitié le déficit de la balance commerciale sur les cultures céréalières (mil, riz et maïs) dans une optique de sécurité alimentaire sur le long-terme (1 million de tonnes de riz en 2018). Ces zones doivent servir de support à l’émergence de grands acteurs structurés (notamment l’attrait d’investisseurs étrangers pour la création de « méga fermes ») et au développement de la transformation (farine de mil, riz, fonio, etc.) ;
  • Pour mieux renforcer l’industrie agricole qui constitue la valeur ajoutée de la production, il est programmé « l’établissement de trois (03) pôles de transformation agroalimentaire (agropoles intégrées) pour le développement d’une agro-industrie à haute valeur ajoutée dans le domaine de la transformation des fruits et légumes, des huiles, des produits laitiers, des céréales, de l’aviculture ;
  • La relance de la production nationale d’arachide (objectif de production d’un million de tonnes d’ici 2017, développement de la production d’arachide de bouche et substitution de 20-30% de la consommation d’huiles importées par des huiles d’arachide produites localement) à travers le renouvellement de l’outil industriel, la structuration/mise aux normes des unités de fabrication d’huiles artisanales, les incitations au développement de nouvelles filières de transformation notamment pour capter le potentiel de l’arachide de bouche et la promotion de la consommation locale d’huile et d’arachide de bouche.
  • Selon toujours le Pse « le développement de l’agriculture et de l’économie rurale doit être accompagné par la promotion des PME-PMI, et le soutien du secteur industriel et d’autres services marchands. En outre, la dynamique de structuration des filières productives, déjà engagées dans le cadre des grappes de croissance et le développement des « clusters » locaux, devra être maintenue et renforcée, afin de tirer profit des potentialités qu’offrent ces secteurs et filières en termes de contribution à la croissance économique et à la diversification des sources de la croissance. Dans ce contexte, une intégration efficace aux marchés extérieurs garantit les chances de redéploiement de l’économie nationale à travers une meilleure structuration de la chaîne agroalimentaire »

Le développement de l’agriculture et de l’économie rurale doit être accompagné par la promotion des PME-PMI, et le soutien du secteur industriel et d’autres services marchands. En outre, la dynamique de structuration des filières productives, déjà engagées dans le cadre des grappes de croissance et le développement des « clusters » locaux, devra être maintenue et renforcée, afin de tirer profit des potentialités qu’offrent ces secteurs et filières en termes de contribution à la croissance économique et à la diversification des sources de la croissance. Dans ce contexte, une intégration efficace aux marchés extérieurs garantit les chances de redéploiement de l’économie nationale à travers une meilleure structuration de la chaîne agroalimentaire.

Le développement intégré de l’agriculture familiale se matérialisera, entre autres, par la mise en place de 150 à 200 microprojets conçus pour être exécutés au niveau local et visant à :

  • Intensifier la production (40-50 projets) par l’augmentation de la productivité et une meilleure valorisation des exploitations existantes ;
  • Diversifier (100-130 projets) les sources de revenus agricoles pour les agriculteurs grâce à des productions additionnelles à haute valeur ajoutée (apiculture ou plantes aromatiques par exemple) ;
  • Encourager la reconversion progressive (10-20 projets) des exploitants vers des productions a plus haute valeur ajoutée (cultures maraîchères ou fruitières par exemple) ; et
  • Promouvoir des synergies entre l’agriculture familiale et l’agro-business.

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