Quatre accords de financement d’un montant global de 92 millions de dollars entre le Sénégal et la Banque islamique de développement

L’un des patrons de la Banque islamique de développement (BID), le vice-président Mansur Muhtar, débute ce lundi 23 janvier une tournée dans les capitales sénégalaise et guinéenne où il signera de nombreux accords de financement pour un total d’environ 300 millions de dollars.

Le Sénégal et la Banque islamique de développement (BID) signent ce lundi à Dakar quatre accords de financement d’un montant global de 92 millions de dollars.

Ces signatures d’accords interviennent dans le cadre de la visite de trois jours que Mansur Muhtar, vice-président chargé des opérations de l’institution multilatérale financière islamique, effectue depuis dimanche 22 janvier et jusqu’au mardi 24 janvier, à Dakar.

Selon des documents qui nous ont été transmis, l’enveloppe globale de 92 millions de dollars (51 milliards de F CFA) servira à financer des projets liés au développement de la microfinance islamique (60 millions de dollars), à l’éradication du paludisme (32 millions de dollars), et à un programme d’assistance technique pour instituer un Waqf [un bien dont la jouissance est donnée à un destinataire public dont la jouissance peut bénéficier à divers œuvres de bienfaisance] destiné à la modernisation des écoles coraniques.

Pour renforcer les capacités des PME sénégalaises à accéder aux marchés internationaux, un accord tripartite sera scellé entre la Société islamique internationale de financement du commerce (SIFC), l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) et le Bureau canadien de facilitation du commerce (TFO).

La BID s’est aujourd’hui imposée comme l’un des premiers bailleurs du Sénégal. Selon les chiffres du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, révélés lors de la revue de la coopération entre les deux parties en août 2016, le portefeuille actif de la BID au Sénégal est à l’heure actuelle constitué de 24 projets (36 opérations), pour un montant total de 1 136 millions de dollars US, soit environ 648 milliards de F CFA. Les infrastructures routières et énergétiques, l’hydraulique, l’agriculture, l’éducation ou l’inclusion sociale sont les différents secteurs financés.

Elle participe, par exemple au financement de la construction du Train express régional (TER) et de l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), ou encore à la réalisation de la 3e phase de la Voie de dégagement nord (VDN), une infrastructure qui permettra de désenclaver la banlieue de notre capitale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *