Donald Trump sonne la mort du Partenariat Transpacifique

 

Peut-on à présent parler de mort du Partenariat transpacifique (PTP), après que le président Donald Trump eut signé lundi une note présidentielle qui sonne le retrait américain de cet accord de libre-échange entre 12 pays ?

Le nouveau président, assermenté vendredi, déclenche ainsi le mécanisme de retrait de cet accord de libre-échange. Donald Trump a réitéré lundi que ce retrait constituera «une grande chose pour les travailleurs américains».

On ignore encore si le président Trump voudra par la suite conclure des ententes bilatérales avec les 11 autres pays signataires de l’entente.

L’homme fort de l’Amérique a souvent plaidé que le déclin de l’emploi dans le secteur manufacturier américain est attribuable aux ententes commerciales internationales, comme l’Accord de libre-échange nord-américain, et à l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce.

Pour rappel, le Partenariat Transpacifique (PTP ou  TPP) représente la plus vaste zone économique au monde représentant près de 40 % du PIB mondial, plus de 30 % du commerce international et une population de plus de 790 millions de personnes.

A l’origine du TTP, se trouve un premier traité, signé le 3 juin 2005 par Bruneï, Chili, Nouvelle-Zélande et Singapour.

Aujourd’hui, le TTP regroupe 12 pays : l’Australie, Brunéi, le Canada, le Chili, les États‑Unis, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle‑Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. D’autres pays étaient susceptibles de venir compléter cette liste.

L’enjeu de cet accord est multiple. D’abord, en harmonisant les normes et en abaissant les droits de douane, il est censé doper les échanges commerciaux entre les douze pays de part et d’autre du Pacifique. Concernant les normes, le traité tend à aligner sur les standards occidentaux la notion de propriété intellectuelle.

L’accord prévoit en outre la disparition de 18 000 droits de douane auxquels étaient assujetties les exportations américaines en direction de ses onze partenaires dans des secteurs aussi divers que l’industrie mécanique, les technologies de l’information, la chimie ou les produits agricoles.

Enfin, sur le plan diplomatique, pour les Etats-Unis, le TPP était considéré comme l’aboutissement de la stratégie dite du « pivot », qui consiste à resserrer les liens commerciaux avec les pays de l’Asie-Pacifique pour contrebalancer l’influence grandissante de la Chine.

 

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