Le Tchadien Moussa Faki Mahamat, élu à la présidence de la Commission de l’Union africaine

Ministre des affaires étrangères du Tchad depuis 2008, Moussa Faki Mahamat, 56 ans, a été élu à la présidence de la Commission de l’Union africaine (UA), le lundi 30 janvier, à Addis-Abeba, en Ethiopie, lors du 28e sommet de l’organisation panafricaine C’est lui qui va donc succéder à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, en poste depuis 2012. Le candidat soutenu par l’Algérie l’a emporté face à la Kényane Amina Mohamed.

Moussa Fakhi Mahamat a été élu avec 39 suffrages sur 54 face à la Kényane Amina Mohamed – ministre des affaires étrangères et autre grande favorite du scrutin. Selon un communiqué de la présidence kényane, il aura fallu 7 tours de scrutin pour départager les cinq candidats en lice.

Outre sa connaissance des grands dossiers internationaux, le chef de la diplomatie tchadienne entend faire de l’engagement de son pays dans la lutte contre le terrorisme une priorité a t-il dit.

Pour rappel, le président de la Commission de l’Union africaine dirige la Commission de l’Union africaine, un des principaux organes de l’Union africaine. Cette fonction, établie en même temps que l’Union elle-même le 9 juillet 2002, a succédé à celle de secrétaire général de l’OUA. Le titulaire est élu pour un mandat de quatre ans par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA.

Ses membres sont au nombre de 10 parmi lesquels un président et un vice-président et huit commissaires. Son rôle est de représenter l’Union et de protéger ses intérêts sous l’égide de la Conférence (l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement) et du Conseil exécutif.

La mission de la Commission est d’être un moteur de l’intégration africaine et du processus de développement du continent en collaboration avec les États membres de l’Union, les Communautés économiques régionales et les citoyens africains.

Les principes directeurs de l’action de la Commission sont la subsidiarité et la complémentarité envers l’ensemble des organes, institutions, Communautés régionales et États membres de l’UA, la coordination et la coopération avec lesdites Communautés et la cohérence des politiques menées

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