La Commission européenne s’intéresse au commerce électronique.

Ce jeudi, elle a annoncé l’ouverture de trois enquêtes portant sur différents secteurs : jeux vidéo, matériel électronique et hôtellerie. En effet, de mauvaises pratiques pourraient empêcher les consommateurs de bénéficier de « prix compétitifs » dans ces trois domaines.

« Les trois enquêtes ouvertes aujourd’hui par la Commission visent à s’attaquer spécifiquement aux restrictions à la liberté de fixer les prix de détail, à la discrimination sur la base de la localisation et au blocage géographique », est-il précisé dans le communiqué.

Vers des actions ?

Les conclusions préliminaires, en septembre 2016, d’une enquête de la Commission sur la concurrence dans le commerce électronique avaient montré « que le recours à de telles restrictions (était) une pratique répandue dans l’ensemble de l’UE ». La commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager avait alors laissé entendre qu’elle pourrait « entreprendre des actions ».

La première enquête vise les fabricants de produits électroniques Asus, Denon & Marantz, Philips et Pioneer, soupçonnés d’avoir limité « la capacité des détaillants en ligne à fixer librement leurs prix » sur des appareils électroménagers, des ordinateurs portables ou du matériel hi-fi.

La deuxième enquête examine des accords passés entre l’entreprise Valve Corporation, propriétaire de la plateforme de distribution de jeux Steam, et cinq éditeurs de jeux vidéo – Bandai Namco, Capcom, Focus Home, Koch Media et ZeniMax.

« Des fins de blocage géographique »

Ces accords pourraient empêcher certains consommateurs d’acheter un jeu vidéo en fonction de leur situation géographique ou de leur pays de résidence. La Commission soupçonne en effet que les « clés d’activation », que les utilisateurs doivent entrer sur le site Steam pour confirmer que l’exemplaire du jeu qu’ils ont acheté n’est pas piraté, puissent en réalité avoir été utilisées « à des fins de blocage géographique ».

Enfin, Bruxelles examine dans une troisième enquête si des accords d’hébergement conclus entre des voyagistes européens – Kuoni, REWE, Thomas Cook, TUI – et des hôteliers (Malia Hotels) ont pu entraîner une discrimination des clients « sur la base de leur localisation géographique ».

Les consommateurs « ne seraient pas en mesure de voir toutes les chambres disponibles ou de réserver une chambre au meilleur prix », ce qui entraînerait « un cloisonnement du marché unique ».

Source (Le Point)

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