SENELEC : L’application de la nouvelle tarification en Mars 2017.

Depuis l’annonce de la baisse de 10% sur le  prix de l’électricité par le Président Macky SALL  lors de son discours du 31 janvier 2016, les sénégalais attendaient l’effectivité de cette mesure salutaire.

Les services de la Senelec qui  travaillaient depuis lors  pour changer et paramétrer leur système informatique, afin  que les consommateurs ressentent, dans les plus brefs délais, cette baisse de 10 % sur le prix de l’électricité, ont finalement décidé d’appliquer la nouvelle tarification au Mois de Mars 2017.

L’annonce a été faite par le Directeur Général de la Senelec Mouhamadou Makhtar CISSE qui s’exprimait à l’occasion du forum économique organisé par la Cojer de DAGANA.

Les consommateurs sénégalais sentiront cette baisse à la fin du premier bimestre de 2017 et elle sera mentionnée sur la facture relative à la consommation de l’électricité durant les mois de janvier et de février 2017  selon lui. Il a ajouté que ce travail sera difficile d’autant plus qu’il s’agit de satisfaire, dans un délai de deux mois, plus de 1,200 million de clients de la Senelec qui attendent l’application de cette nouvelle tarification.

Il s’est réjoui de la volonté du président Sall de baisser le prix de l’électricité, de booster la production énergétique. « On ne parle plus de l’insuffisance du courant électrique et dans un délai de deux mois, on ne parlera plus de la cherté de l’électricité dans notre pays », a-t-il lancé.

  1. Cissé a rappelé que durant les années 2011-2012, le Sénégal avait connu une instabilité dans la distribution de l’électricité, occasionnant des désagréments pour les populations et les industriels.

Puissance portée à 821

La puissance totale du parc d’électricité n’était que de 573 Mw dont  66 de locations coûteuses et inefficaces.

Aujourd’hui, cette puissance est portée à 821 Mw, soit près de 250 Mw additionnels ; pour un objectif de 1264 Mw en 2019. Concernant le prix, a-t-il souligné, de 97 F/kWh en 2012, le coût de production de l’électricité est tombé à 44 F/kWh en 2016. Et de 900 heures de coupures en 2011, celles-ci sont maintenant en dessous de 80 heures.

Mouhamadou Makhtar Cissé rappelle que l’option du mix énergétique figurait, en 2012, dans le projet de société « Yoonu Yokkute » ou le chemin du développement, du candidat Macky Sall. Il ajoute qu’avec la centrale solaire photovoltaïque de Bokhol, le processus de matérialisation d’un vœu électoral, se matérialise. A cette approche novatrice, s’ajoute le fait qu’avec la centrale de Bokhol, le Sénégal entre dans le cercle restreint des Etats qui concrétisent le mix énergétique et respecte ses engagements pris à l’international, pour le respect de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique.

Il s’est aussi appesanti sur les projets notés dans le secteur des énergies propres qui tournent autour des centrales solaires de  Santhiou Mekhé (29,5 Mw), Mérina Dakhar (29 Mw), de Kahone (20Mw), Diass 15 (Mw), les centrales des Iles du Saloum : Djirnda, Bassoul/Bassar, Bettenty et Dionewar/Niodior ainsi que les centrales hybrides solaires de Kidira, Goudiry et Médina Gounass. Le Dg de la Senelec a évoqué les 100 Mw de solaire dans le cadre du programme Scaling Solar de la Banque mondiale, et les premiers 50 Mw du parc éolien de 150 Mw de Taïba Ndiaye sans oublier le projet d’extension de Tobène Power (35 Mw), de Contour Global (30 Mw) et celui de Sendou (125 MW). Avec cette batterie de projets,  l’objectif de l’Etat est clair, fournir, à l’horizon 2017,  20% de la production de la Senelec à travers les énergies renouvelables.

Makhtar Cissé a révélé que plus de 4000 villages ont été raccordés au réseau électrique depuis 2012.

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