Le Parlement européen approuve le Ceta, le traité de libre-échange UE-Canada

Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada a été ratifié par les eurodéputés par 408 voix contre 254.

L’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada, appellé Ceta a été ratifié ce mercredi par le Parlement européen. Cet accord controversé, qui vise à faire disparaître les tarifs douaniers sur la quasi totalité des marchandises entre le Canada et l’Europe et prévoit une coopération en matière sociale, sanitaire et environnementale a été adopté par 408 voix contre 254 et 33 abstentions.

L’accord était soutenu par les eurodéputés de droite, ainsi que les libéraux et la plupart des socialistes. Ce vote fait «primer la défense des intérêts européens sur les fantasmes», se sont réjouis les Français Tokia Saïfi et Franck Proust, membres du groupe du Parti populaire européen, le plus important du Parlement. Les Verts, l’extrême gauche, l’extrême droite et certains socialistes ont voté contre. Le groupe Socialistes et démocrates (le deuxième du Parlement) a été particulièrement divisé sur ce texte. Son président, l’Italien Gianni Pittella, y était favorable, mais la délégation française, par exemple, a fustigé «une menace directe pour l’emploi».

Une grande partie du texte entrera en application provisoire dès le 1er mars, le temps d’être ratifié par l’ensemble des Parlements nationaux et régionaux de l’UE, ce qui prendra des années. En effet, 38 autres parlements doivent le voter.

Avant d’arriver devant le parlement européen, le Ceta a déjà fait du chemin. Fin octobre, ce traité a été signé par l’UE et le Canada. Fin janvier, c’était au tour de la commission du commerce extérieur du parlement européen d’adopter ce texte.

Mais ses adversaires jugent le traité anti-démocratique, trop favorable aux multinationales, peu contraignant sur l’environnement ou encore dangereux pour l’agriculture européenne. Certains eurodéputés socialistes et radicaux déplorent l’approbation du Parlement. «Le CETA constitue une menace directe pour l’emploi dans nos territoires et n’intègre pas l’urgence climatique et environnementale, ni le principe de précaution», déclarent-ils dans un communiqué.

Ce traité fait pourtant l’objet d’une vive contestation. Ce matin, quelque 800 opposants ont manifesté devant l’entrée du bâtiment strasbourgeois, selon France Bleu Alsace. À l’initiative du collectif Stop Tafta-Ceta, des bus de manifestants sont venus de toute l’Europe. Les militants se sont d’abord rendus devant le Parlement européen, pour tenter d’en bloquer les accès aux eurodéputés.

Source le Figaro

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