LE PROGRAMME NATIONAL D’AUTOSIFFISANCE EN RIZ (PNAR) : Le Président demande au gouvernement de lui faire l’évaluation

Le Sénégal est l’un des plus gros consommateurs de riz en Afrique de l’Ouest. Il reste dépendant des importations pour satisfaire une demande qui augmente chaque année. La capacité de la production nationale reste encore faible et ne couvre que 30% des besoins du pays en riz.

Entre 1961 et 2012, les importations en riz ont augmenté de plus de 700%. D’où cette dépendance vis-à-vis de l’extérieur de plus en plus accrue pour une denrée aussi stratégique. De 130 milliards de francs CFA injectés dans l’importation de riz en 2005, on est passé à 179 milliards en 2009.

Ainsi le Programme National d’Autosuffisance en Riz (PNAR) a été initié pour renforcer la sécurité alimentaire et équilibrer le solde de la balance commerciale du pays.

En Février 2015, le Président Macky SALL estimait que «l’autosuffisance du Sénégal en riz à l’horizon 2017 est un challenge largement à notre portée si toutes les parties prenantes s’engagent dans la même direction et s’il y a une synergie de tous nos efforts».Il était aussi prévu que des visites économiques seront effectuées dans le nord (Saint-Louis, Matam) et au sud du pays (Tambacounda dans la vallée d’Anambé).

Dans ces deux poumons verts de l’Etat, Macky Sall avait réitéré sa volonté de voir le Sénégal atteindre son autosuffisance en riz en 2017.

Dans la région nord, où le Président Sall avait passé 5 jours, aux termes desquels il s’était dit convaincu que le Sénégal était dans une dynamique qui lui permettrait d’assurer son autosuffisance en riz, en 2017. «Je suis rassuré que cette autosuffisance fixée par l’Etat du Sénégal de réaliser une production de 1.600.000 tonnes de riz paddy, en 2017 peut être bel et bien atteinte», avait-il rassuré. C’est possible ! A-t-il poursuivi «Je suis convaincu que le riz cultivé au Sénégal pourrait non seulement aider à atteindre l’autosuffisance, mais même faire l’objet d’une exportation, si on y met les moyens. Il suffit d’exploiter toutes ces potentialités, pour changer la physionomie agricole de notre pays».

Au Sud du pays, au cours d’un forum avec les producteurs de l’Anambé, le Chef de l’Etat dira: «Nous l’avons dit. Notre objectif est d’atteindre l’autosuffisance en riz en 2017 et ce sera fait. Parce que nous savons la démarche. Nous connaissons les ingrédients qu’il faut mettre ensemble».
Dans son adresse à la nation du 31 décembre 2015, le chef de l’Etat s’est réjoui des efforts consentis par son gouvernement  dans la modernisation de l’agriculture. Lesquels efforts ont donné d’importants résultats. Ainsi, selon lui, «la production du riz paddy a augmenté de 64%, passant ainsi de 559000 à 917 371 tonnes ».

Qu’en est –il aujurd’hui ?

La réponse à cette question est liée à l’évaluation du Programme d’Autosuffisance en Riz pour laquelle le Président de la république vient d’instruire son gouvernement d’y procéder dans les plus brefs délais.

Point n’est besoin de dire que l’objectif d’une autosuffisance en riz pour cette année 2017 est loin d’être atteint et les raison seront déclinées certainement dans un rapport d’évaluation que les experts et les parties prenantes vont présenter dans les prochains jours.

Le PSE dont l’ambition est de porter le taux de croissance à au moins 7% en le maintenant à ce niveau sur une période de 10 ans, vise l’émergence en ciblant des secteurs productifs prioritaires dont l’agriculture et l’agroalimentaire.

Les  institutions telles que IPAR ,ISRA,DAPS ,CNCR et ENDA GRAF vont certainement se mettre à pied d’oeuvre pour la réalisation de cet impérieux et nécessaire objectif.

 

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