La vie coûterait plus chère en Afrique plutôt qu’en Europe selon l’indice des prix à la consommation – calculé par la Banque mondiale et le FMI

La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont passé au crible le panier de la ménagère africaine. Leurs conclusions.

La vie coûterait paradoxalement plus cher dans bon nombre d’États africains plutôt qu’en Europe selon l’indice des prix à la consommation – calculé par la Banque mondiale et le FMI à partir du coût d’un panier de biens et services achetés par le consommateur moyen. En haut du classement, on retrouve donc la Suisse, l’Irlande, la Suède, la Grèce, Chypre ou encore le Japon pour l’Asie ainsi que les Comores et le Sénégal.

La tendance s’inverse pour le bas du classement de l’indice des prix à la consommation. On y retrouve le Soudan, le Soudan du Sud, le Malawi, l’Éthiopie, la République centrafricaine et la Guinée, mais aussi le Venezuela, l’Iran et l’Ukraine. Une situation paradoxale puisque les États africains possèdent les indices de développement humain (IDH) – qui évalue notamment le développement d’un pays en s’appuyant sur le niveau de vie des habitants, les offres de soins et d’éducation – les plus faibles du monde.

L’inflation pointée du doigt

L’une des explications à ces taux élevés des prix à la consommation : l’inflation. Celle-ci s’est considérablement accélérée en 2016, pour atteindre une moyenne de 6,4 % sur l’ensemble du continent africain, son plus haut niveau depuis près de sept ans selon les données de la Banque mondiale.

Parmi les mauvais élèves : le Soudan du Sud. La chute vertigineuse de la livre soudanaise, la devise nationale, et les récents affrontements entre les troupes fidèles au chef de l’État, Salva Kiir, et celles de son ancien vice-président, Riek Machar, expliquent l’augmentation des prix à la consommation. Ainsi, l’inflation a bondi de près de 50 % sur une année. L’ONU a d’ores et déjà tiré la sonnette d’alarme : environ 4,8 millions de Sud-Soudanais seraient confrontés à de graves pénuries alimentaires. Le pays doit également faire face à la chute des cours du pétrole, des recettes qui représentent 98 % du budget du pays.

Source : Banque Mondiale et FMI

Sénégal, parmi les pays qui ont réussi à maintenir des taux d’inflation raisonnables

A contrario, le Bénin, le Burkina Faso ou encore le Sénégal ont réussi à maintenir des taux d’inflation raisonnables. Au pays de la Teranga, par exemple, l’indice national des prix à la consommation du mois de décembre 2016 a connu un repli de 0,3 % par rapport au mois de novembre. Selon l’institut de la statistique, cette évolution résulte principalement de la diminution des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (- 0,7 %) et des services de santé (- 0,4 %), ainsi que « des articles d’habillement et de chaussures » (- 0,2 %).

Source Le Point.

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