Objectif de 1 080 000 tonnes de riz blanc fixé pour 2017 lors du Conseil interministériel sur la commercialisation du riz local

Le Gouvernement du Sénégal ne compte pas lésiner  sur son objectif d’arriver à l’autosuffisance en riz. En effet, malgré la non atteinte de cette volonté ambitieuse fixée en 2017, l’Etat est loin de baisser les bras. Quelques semaines après le Président de la République qui avait demandé à son gouvernement en conseil des ministres du 15 février 2017 de lui faire l’évaluation du programme national d’autosuffisance en riz (PNAR), le Premier Ministre a présidé ce mardi la réunion interministérielle consacrée à la commercialisation du riz local.

Lors de cette  rencontre, le Premier ministre, Mahamad Boun Abdallah Dionne, a rappelé l’intérêt particulier que le Chef de l’Etat accorde au Programme national d’Autosuffisance en Riz (PNAR) aux acteurs du secteur, notamment les rizicultures, producteurs, partenaires financiers, commerçants et associations consuméristes.

Ce programme qui est une composante de l’axe 1 du Plan Sénégal Emergent (PSE), se fixe désormais un objectif de 1 080 000 tonnes de riz blanc pour couvrir entièrement, à l’horizon 2017, les besoins nationaux, et réduire en même temps le déficit de la balance commerciale.

Même si l’autosuffisance qui était fixée pour 2017 n’est pas atteinte, le Premier ministre a tenu tout de même à saluer les efforts réalisés par le PNAR qui, entre 2014 et 2016, a fait passer la production nationale de riz de 559 021 tonnes à 950 779 tonnes, soit une augmentation de l’ordre de 41% en deux ans. Par ailleurs, les importations ont chuté, entre 2015 et 2016, de 989 549 tonnes à 891.068 tonnes, soit une baisse 98 481 tonnes en valeur absolue, et 11% en valeur relative.

Afin de parvenir à réaliser cette volonté pieuse du Chef de l’Etat et à résoudre la lancinante problématique de la commercialisation, le Chef du Gouvernement a pris des décisions afin de lever toutes les contraintes. Il s’agit de la mise en place d’un système de monitoring dédié au PNAR pour avoir les données statistiques par département, et un mécanisme d’évaluation de l’offre et de la demande de riz local ; Faciliter le déstockage du riz blanc entier détenu par les riziers, au cours d’une réunion avec les banquiers, pour la prise en charge immédiate des 18 000 tonnes de riz paddy et des 6 000 tonnes de riz blanc, et le démarrage de la campagne de contre-saison ; Faciliter le financement de la commercialisation du riz sénégalais, en incitant le secteur privé national à investir dans la transformation et le stockage ; Solder, avant le 31 mars 2017, la dette due à la CNCAS, pour lui permettre de financer les prochaines campagnes rizicoles ; Mettre en place un programme de renforcement de la compétitivité du riz sénégalais, en déroulant une vaste campagne de communication portant sur la promotion du riz sénégalais.

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