Pétrole et gaz au Sénégal : POURQUOI NOUS DEVONS NOUS INTÉRESSER AU CONTENU LOCAL DÈS MAINTENANT ?

Le Sénégal est appelé d’ici 2030 à rejoindre les pays exportateurs de gaz et de pétrole. Alors que nous ne verrons pas les premières productions avant 2021, les débats tournent essentiellement autour de la gestion de nos ressources. Les commentaires plus ou moins politisés restent loin de la réalité Sénégalaise. Si les gesticulations politiciennes ne vous disent rien et que vous vous demandez déjà comment vous pouvez tirer profit d’un secteur en gestation au Sénégal, alors ce qui suit va vous intéresser. Parmi tous les sujets soulevés lors de la journée nationale de concertation sur la gestion des recettes du pétrole et du gaz, un a particulièrement retenu l’attention du secteur privé. Il s’agit du contenu local. Lors du Conseil des ministres, le Président de la République a réitéré la nécessité pour le gouvernement d’accompagner la création d’une économie du pétrole et du gaz. Par définition, le contenu local représente toutes les activités qui se développent autour d’une industrie minière. Elles ont des retombées directes dans l’économie du pays. Pour les entreprises extractives, il s’agira de recruter de la main d’œuvre et travailler avec des sous-traitants locaux. Au Sénégal, pays qui découvre à peine le pétrole et le gaz, il est tout à fait normal pour ce qui est du cœur même de métier d’extraction d’hydrocarbure, qu’il n’y ait pas ou très peu de professionnels qualifiés. Est-ce à dire que tous les métiers seront détenus par des pays étrangers? Absolument pas. L’Etat dans sa politique veille à stimuler le secteur privé afin qu’il s’investisse dans des services de logistique, manutention, maintenance. Mais aussi dans les services de conseil juridique, de restauration et de services divers. Les Sénégalais doivent donc se préparer à investir des niches directement liées à l’industrie minière, mais peu exploitées. Les OBJECTIFS : L’Etat compte atteindre au moins 50% de contenu local d’ici 2030. A titre de comparaison, le Brésil est à 70% parce qu’ils arrivent à produire et fournir eux-mêmes les grues et oléoducs utilisés dans l’exploitation de leur pétrole. Afin d’atteindre ce niveau et assurer un transfert de compétence effectif, l’Etat du Sénégal a mis en place l’INPG (Institut National du Pétrole et du Gaz) dans le but de former la prochaine génération d’experts dans le secteur.
L’Institut aura vocation à former des chimistes, des techniciens et pratiquement tous les métiers qui permettront au pays d’avoir les ressources humaines nécessaires à la maîtrise de toute la chaîne pétrolière et gazière, de l’extraction à la transformation en produits dérivés. Pour orienter les Sénégalais dans le choix des secteurs d’activité à investir, le COS Petrogaz a élaboré un diagramme les classant du plus favorable au plus déconseillé. Par exemple, il serait déconseillé pour un entrepreneur de se lancer dans l’exploration de gisements pour des raisons financières. Il serait conseillé d’investisseur le secteur du transport d’ouvriers ou la construction de bâtiments à usage de bureau ou d’entrepôts car la main d’œuvre est accessible au Sénégal et les moyens à portée. En abordant l’arrivée du pétrole et du gaz au Sénégal à travers le développement du contenu local, chaque citoyen a la latitude de se créer son opportunité en faisant le choix de la formation ou de l’entrepreneuriat. Au delà de l’intérêt pour chacun, le développement du contenu local autour du pétrole et du gaz est un pilier essentiel au développement industriel et économique du Sénégal dans les années à venir.

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