DPEE : CLIMAT DES AFFAIRES EN SEPTEMBRE 2019

Le climat des affaires s’est dégradé
En septembre 2019, le climat des affaires s’est dégradé tandis que le climat de l’emploi s’est bien orienté en rythme mensuel, révèle la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).
La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) informe que le climat des affaires s’est dégradé au mois de septembre 2019, en variation mensuelle. Une situation qui reflète l’orientation défavorable de l’opinion des industriels, entrepreneurs de Btp, prestataires de services et autres commerçants. En effet, de l’avis des industriels, la concurrence supposée déloyale (28%), l’approvisionnement difficile en matières premières (25%), les difficultés de recouvrement des créances (18%) et l’insuffisance de la demande (18%) ont majoritairement constitué les principales contraintes à l’activité. Par ailleurs, le climat des affaires s’est dégradé (-8,1 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet de l’orientation négative des soldes d’opinion relatifs aux commandes reçues et à la production. Le pessimisme des enquêtés quant aux perspectives de commandes a, aussi, contribué au fléchissement de l’indicateur dans le sous-secteur. S’agissant des stocks de produits finis, autant d’industriels en septembre qu’en août les ont jugés supérieurs à la normale.
Les complaintes du sous-secteur des BTP
Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (83%), l’accès difficile au foncier (50%), la concurrence supposée déloyale (50%) et la fiscalité (50%). Par ailleurs, le climat des affaires s’est dégradé (-2,7 points) dans le sous-secteur, entre août et septembre 2019, en liaison avec le repli des soldes d’opinion relatifs aux commandes (publiques et privées). Concernant l’activité générale, le solde d’opinion est resté stable, en dessous de sa moyenne de long terme. Au titre des services, les chefs d’entreprises interrogés ont majoritairement évoqué, en septembre 2019, la concurrence jugée déloyale (67%), les difficultés de recouvrement des créances (67%), la fiscalité (27%) et la fraude et la corruption (20%) comme les principaux facteurs qui limitent le développement de l’activité. Par ailleurs, le climat des affaires s’est fortement dégradé (-4,4 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel. Cette situation reflète les orientations défavorables des soldes d’opinion des prestataires sur les perspectives de tarifs, de chiffre d’affaires et de commandes. S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (50%), l’approvisionnement difficile en produits (38%), la fiscalité (38%) et la concurrence jugée déloyale (38%) sont les contraintes à l’activité les plus citées par les chefs d’entreprises enquêtés. Au total, le climat des affaires s’est détérioré (-2,0 points) en rythme mensuel, sous l’effet de la dégradation du solde d’opinion relatif au chiffre d’affaires

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