HOTT DÉCROCHE DES ’’PROMESSES FERMES’’ D’INVESTISSEMENT EN FAVEUR DE L’AGRO-ALIMENTAIRE EN CASAMANCE

Le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a exprimé à Johannesburg, sa foi en une matérialisation rapide des promesses fermes d’investissement dans la zone de transformation agro-alimentaire de la Casamance.
Il intervenait au sortir d’une séance de travail avec des investisseurs participant au 2e Forum africain de l’investissement initié par la Banque africaine de développement (BAD).
La rencontre ouverte lundi s’est poursuivi mardi au Sandton Convention Centre de Johannesburg en Afrique du Sud.
‘’D’ici à six mois au plus on espère que les manifestations d’intérêt vont se matérialiser (…) Des promesses fermes ont été décrochées et des annonces seront faites par les organisateurs à la fin du Forum’’, a notamment confié Hott à l’envoyée spéciale de l’APS.
Ce fut une session au cours de laquelle beaucoup d’investisseurs ont manifesté leur intérêt d’investir dans la zone de transformation agro-alimentaire en Casamance, a-t-il insisté.
Cela entre dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet focalisé sur la transformation des fruits sur place au lieu de les laisser pourrir à l’image de ce qui se passe avec la mangue, a-t-il expliqué en citant entre autres attentes, la transformation du noix de cajou.
La partie financement public est assurée par l’Etat du Sénégal à travers un prêt de la Banque Islamique de Développement (BID) et de la Banque Africaine de Développement (BAD), a-t-il précisé.
Dans ce genre de projet, a souligné Amadou Hott à la tête de la délégation sénégalaise, ‘’il y a une partie publique et une partie privée’’.
Ainsi, la partie agro-industrielle fera l’objet d’investissements du FONSIS (Fonds souverain d’investissements stratégiques) et des partenaires stratégiques-investisseurs qui connaissent le secteur, a rappelé le ministre de l’Economie.
Il a insisté sur le fait que les partenaires financiers cherchant uniquement la rentabilité ne seront impliqués dans la gestion de cet agro-agropole.
Il s’y ajoute la partie ‘’dette’’, puisque ce genre de projet faisant intervenir le privé nécessite un investissement en capital avec l’apport d’actionnaires, a-t-il laissé entendre.
‘’C’est une dette commerciale sans garantie de l’Etat. C’est le projet lui-même qui va supporter les coûts et rembourser la dette parce c’est un projet prometteur et rentable’’, a encore dit Amadou Hott.
Il ajouté : ‘’Nous souhaitons qu’il y ait beaucoup d’entreprises qui viennent s’installer dans cette zone pour transformer les produits et créer des emplois localement’’.
Ce projet a été soumis aux investisseurs dans le cadre de la matérialisation du concept de la ‘’territorialisation du développement’’ cher au Chef de l’Etat’’, a-t-il fait valoir.
Il s’agit pour le gouvernement sénégalais d’aller vers ‘’la création de valeur locale pour que les populations soient sédentarisées dans leur localité et y vivre heureux en exploitant leurs propres richesses’’.
Le Forum organisé pour la 2ème fois à Johannesburg par le Groupe de la Banque Africaine de Développement et ses partenaires est devenu une plateforme pour communiquer, exposer ses projets attirer des investisseurs.
Le forum se déroule suivant un format privilégiant les rencontres directs entre décideurs et investisseurs, reléguant au second plan les panels.

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