le budget 2020 du Sénégal s’élève à 4 224,97 milliards FCFA.

La présentation du rapport économique et financier annexé au projet de loi de finances 2020, permet de voir les grands axes de la politique économique et budgétaire du pays.
Il est important de rappeler que l’année 2020 marque le basculement du budget moyen au budget programme.
L’axe le plus important du budget est assurément l’investissement qui se chiffre à 1443 milliards de fcfa . Les dépenses en capital sur ressources internes sont projetées à 681,5 milliards de fcfa et les dépenses en ressources externes se situent à 120,7 de fcfa milliards.

Les recettes budgétaires sont à 2561,5 milliards de fcfa et les dons sont projetés à 271,4 milliards de fcfa.
Le PIB sera maintenu à 3% et l’inflation à 1%.
Le déficit budgétaire prévu à 3% du PIB en 2020
Au total, le déficit budgétaire est projeté à 3% du PIB en 2020, contre un objectif révisé à 3,8% du PIB au titre de l’année 2019. Sur la période 2020-2024, il est attendu une amélioration importante de la collecte des ressources totales, notamment un renforcement soutenu de la mobilisation des ressources internes. Pour ce qui est des dons, ils devraient progresser en moyenne sur la période sous revue de 6,7% en rapport avec l’évolution des dons en capital; les dons budgétaires, pour leur part, afficheraient en moyenne une hausse modérée de 3,4% entre 2020 et 2024. S’agissant des dépenses publiques, elles devraient, au cours des cinq prochaines années, de 2020 à 2024, continuer de s’inscrire dans la stratégie de rationalisation des charges de fonctionnement et d’efficience des investissements. Globalement, elles progresseraient en moyenne de 11,8% sur la période 2020 à 2024. Ainsi, le poids des dépenses par rapport au PIB ressortirait, en moyenne en hausse, à 25,1% sur cette période contre une réalisation moyenne de 22,9% sur la période 2016-2018 et une projection de 24,1% en 2019. Cette accélération des dépenses serait induite par le renforcement des investissements en cohérence avec la phase II du PSE et la finalisation de plusieurs projets prioritaires et porteurs de croissance ainsi que ceux prévus en perspectives de l’exploitation du pétrole et du gaz en sus du démarrage effectif du deuxième compact du MCC prévu en 2020. En effet, le rythme de progression des dépenses en capital, projeté à 9,8% en 2020, se conforterait en moyenne autour de 16,2% entre 2021 et 2024 en phase avec les investissements prévus dans le cadre du PAP II du PSE ainsi que ceux programmés dans la perspective d’exploitation des ressources pétrolières et gazières.

L’encours de la dette projeté à 51,6% du PIB en 2020
Concernant les dépenses courantes globales, après une hausse projetée à 3,7% en 2020, elles enregistreraient une progression moyenne de 11,1% sur la période 2021-2024, sous l’effet conjugué de l’évolution des charges d’intérêt sur la dette et de la masse salariale. Quant aux dépenses de fonctionnement (fournitures, entretiens, transferts et subventions), elles devraient enregistrer une hausse de 7,3%, traduisant ainsi la réduction de leur poids par rapport au PIB qui passerait ainsi de 7,2% en moyenne sur la période 2016-2018 à 6,3% en moyenne sur la période 2020-2024. Au titre de l’endettement, l’encours de la dette par rapport au PIB est projeté à 51,6% du PIB en 2020 et devrait s’établir en moyenne à 48,1% sur la période 2021-2024, à la faveur notamment de la maîtrise accrue du déficit budgétaire et de l’amélioration de la stratégie d’endettement.

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