Gestion Environnement: Projets et Financements 2015-2017 du Sénégal

Face aux changements climatiques et aux défis liés au développement durable, le Gouvernement du Sénégal est en train de mettre en œuvre des projets et programmes de prévention et d’adaptation. De telles initiatives et leurs besoins de financements sont exposés ainsi qu’il suit le programme triennal d’investissements publics (PTIP) 2015-2017 :

Le Gouvernement du Sénégal place la gestion durable de l’Environnement et des Ressources naturelles au cœur de sa politique de développement. Cette option, clairement énoncée dans le Plan Sénégal Emergent (PSE), devrait permettre de contribuer à la réduction de la pauvreté dans une perspective de développement durable. Aussi, la politique environnementale devra-t-elle retrouver sa double vocation de mitigation des risques et de promotion de la durabilité des activités productives, notamment en mettant l’accent sur les axes suivants :

  1. Atténuation des effets des changements climatiques sur les écosystèmes ;
  2. Renforcement des capacités de gestion de l’environnement et des ressources naturelles ;
  3. Promotion de l’économie verte et création d’emplois verts ;
  4. Amélioration de la résilience des écosystèmes face aux effets des changements climatiques ;
  5. Conservation et valorisation de la biodiversité.

Ce faisant, la politique définie s’articule autour de : (i) l’amélioration de la base de connaissance de l’environnement et des ressources naturelles (ERN); (ii) l’intensification de la lutte contre la tendance actuelle à la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles dans le respect des conventions Sénégal internationales y afférentes; et (iii) le renforcement des capacités institutionnelles et techniques des acteurs dans la mise en œuvre des actions de conservation de l’environnement et des ressources naturelles.

Malgré les efforts jusque-là consentis ainsi que les réussites enregistrées, les résultats, en termes, d’efficience et de durabilité des stratégies et programmes mis en œuvre, demeurent encore en deçà des attentes compte tenu des enjeux et défis à relever. Parmi les difficultés susceptibles d’hypothéquer l’atteinte de résultats dans le sous-secteur, il faut signaler :

  • les produits chimiques et les substances appauvrissant la couche d’ozone; les pollutions, nuisances ainsi que les risques technologiques et industriels;  l’érosion côtière;  la dégradation des terres due à plusieurs facteurs tels que les érosions hydriques et éoliennes, la salinité, l’acidité, les pratiques culturales inappropriées;
  • la réduction des forêts incluant les ressources végétales et animales sauvages situées sur des terres non agricoles et non bâties qui est passée en moyenne de 45.000 ha par an pour la décennie 1990-2000 à 40.000 ha par an pour la décennie 2000-2010. Pour lever ces contraintes, l’accent sera mis sur:
  • la promotion des énergies nouvelles et de substitution comme le biogaz et le solaire;
  • l’aménagement et la gestion durable des formations forestières classées, des aires protégées, des parcs, des réserves, des zones humides et autres habitats de la faune et de l’avifaune, le renforcement de la lutte contre les pressions anthropiques ;
  • la lutte contre les pollutions, nuisances et les effets néfastes des changements climatiques;
  • la promotion d’un développement durable des territoires à travers la transformation de villages centres en éco-villages, l’érection de villes durables conformément aux normes internationales ;
  • la mise en œuvre d’une stratégie nationale et régionale de lutte contre l’érosion côtière. Il s’agira aussi de restaurer les écosystèmes de mangrove particulièrement importants pour le maintien des équilibres fluviomarins, de lutter contre l’extraction du sable marin, de procéder à l’adoption de la loi sur le littoral et de démultiplier les actions d’aménagement des berges des cours d’eau intérieurs. Les investissements programmés dans le sous-secteur pour la période 2015-2017 s’élèvent à 38,878 milliards de F CFA, soit 5,6% des investissements prévus dans le secteur primaire. Sur la période triennale, la répartition annuelle de ces investissements se présente comme suit :
  • 2015 : 12,128 milliards de F CFA (31,2%);
  • 2016 : 13,023 milliards de F CFA (33,5%);
  • 2017 : 13,727 milliards de F CFA (35,3%). Sénégal :

Ce financement, entièrement acquis, est composé de ressources intérieures à hauteur de 20,902 milliards de F CFA, soit 53,8% et de ressources extérieures pour un montant de 17,976 milliards de F CFA, soit 46,2%, du financement global du sous-secteur.

Le financement extérieur est constitué pour l’essentiel de subventions pour un montant de 14,436 milliards de F CFA, soit 81,4% et d’emprunts à des conditions concessionnelles pour un montant de 3,34 milliards de F CFA (18,6%).

Comparé au PTIP précédent, le volume de financement du sous-secteur est passé de 44,133 milliards de F CFA (2014-2016) à 38,878 milliards de F CFA (2015-2017), soit une baisse en valeur absolue de 5,255 milliards de F CFA et de 11,9% en valeur relative résultant de l’achèvement du projet d’adaptation aux changements climatiques du Japon et la suppression de plusieurs projets d’appui institutionnel aux services du Ministère du l’Environnement et du Développement Durable..

Les principaux programmes prévus dans la période triennale sont :

  • le Programme Développement de l’Aquaculture ;
  • le Programme Eco-villages ;
  • le Programme Grande Muraille Verte ;
  • le Programme de Consolidation des zones côtières fragiles ;
  • le Programme Appui au Développement forestier et réhabilitation des forêts classées.

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