SITUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DU SENEGAL EN 2016 ET PERSPECTIVES EN 2017 DE LA DPEE

 

La Direction de la prévision des études économiques (DPEE) a rendu public une étude depuis le mois d’octobre 2016 pour y peindre la situation économique du Sénégal dans le contexte économique mondial. Dans ce document, il est fait état que :

« En 2016, l’économie mondiale devrait croître de 3,1% après une progression de 3,2% un an auparavant. Ce ralentissement témoigne de la persistance de la faiblesse de la demande globale. Cette progression relativement faible traduit les difficultés que connaissent les pays avancés et certains pays émergents, à l’image de la Chine, et des pays exportateurs de pétrole. En Afrique subsaharienne, l’activité économique devrait afficher un net ralentissement (1,4% contre 3,4% en 2015), imputable à la conjoncture économique difficile pour certaines grandes économies de la région, en raison de la baisse des recettes tirées des produits de base. En 2017, la croissance mondiale demeurerait faible (+3,4%), mais tout de même, avec une amélioration de 0,3 point de pourcentage par rapport à 2016, sous l’impulsion des économies émergentes et en développement (+4,6% contre 4,2% en 2016). En Afrique subsaharienne, la croissance devrait se revigorer pour s’établir à 2,9%, à la faveur, notamment, de l’effet positif attendu de la remontée des cours du pétrole projetée en 2017 sur les pays exportateurs du continent.

En 2016, l’économie sénégalaise demeure sur une bonne trajectoire après la performance observée en 2015. En effet, le taux de croissance du PIB réel est attendu à 6,6% au terme de l’année, traduisant, ainsi, les efforts du Gouvernement à maintenir une croissance forte est durable. L’activité économique tirerait avantage de la poursuite de l’exécution du programme d’investissement de l’État, de la consolidation des acquis dans le sous-secteur agricole ainsi que de la bonne orientation globale de l’activité des industries, conjuguée à la relance du secteur des services.

Du côté des prix, la persistance de la faiblesse des cours mondiaux des matières premières de base continue d’impacter le niveau de l’inflation. En effet, sur les sept (7) premiers mois de l’année 2016, l’inflation, mesurée par l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), est ressortie à 0,8%, comparativement à la même période en 2015. Concernant le déflateur du PIB, il est projeté en hausse de 1,6% contre une estimation de 0% au titre de 2015.

S’agissant des finances publiques, la politique de rationalisation des dépenses de fonctionnement se poursuit afin d’accorder davantage de place aux investissements dans le budget. En termes de mobilisation des ressources, les efforts sont portés, notamment, sur l’élargissement de l’assiette fiscale de même que sur le renforcement du contrôle et la maîtrise des dépenses fiscales. Au total, le déficit budgétaire devrait ressortir à 4,3% du PIB en 2016, contre 4,8% en 2015, soit une amélioration de 0,5 point de pourcentage.

Pour ce qui est des échanges avec l’extérieur, le déficit du compte courant en 2016 devrait s’améliorer pour s’établir à 533,2 milliards (6,1% du PIB) contre 558,7 milliards (6,9% du PIB) un an auparavant, traduisant, ainsi, l’amélioration de la balance commerciale dans un contexte de relance des industries d’exportation, de renforcement de la production locale et de faiblesse des cours des produits de base sur le marché international.

S’agissant de la situation monétaire en 2016, elle devrait se traduire par une diminution des avoirs extérieurs nets (-59,9 milliards), une augmentation du crédit intérieur de 9,2% et une expansion de la masse monétaire de 6%.

En 2017, le dynamisme de l’activité économique devrait se maintenir à la faveur d’un environnement interne beaucoup plus favorable, mais également grâce aux investissements structurants dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent. En outre, l’économie nationale devrait tirer profit de la mise en œuvre des réformes visant, notamment, à améliorer l’environnement des affaires. A ce titre, le taux de croissance du PIB réel est, ainsi, projeté à 6,8% en 2017, contre 6,6% en 2016.            S’agissant de l’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, elle est projetée à 2,0% en 2017 contre une prévision de 1,6% en 2016.

Concernant les finances publiques, la tendance de maîtrise et de réduction progressive du déficit budgétaire devrait se poursuivre en 2017. Le renforcement de la mobilisation des ressources sera consolidé, de même que la rationalisation des dépenses de fonctionnement. Globalement, la politique budgétaire demeurera prudente afin de préserver la viabilité des finances publiques ainsi que la stabilité macroéconomique. Au total, le déficit budgétaire (dons compris) est projeté à 3,7% du PIB en 2017, contre une estimation de 4,3% en 2016.

Quant aux échanges avec le reste du monde, ils devraient être marqués par une détérioration du déficit du compte des transactions courantes (546,6 milliards en 2017 contre 533,2 milliards en 2016), en partie compensé par l’excédent du compte de capital et d’opérations financières. Globalement, le solde de la balance des paiements devrait dégager un déficit de 41,1 milliards, soit une amélioration de 18,8 milliards par rapport à 2016.

Enfin, au titre de la situation monétaire, il est projeté, en 2017, une baisse de 6,1 milliards des avoirs extérieurs nets, un accroissement du crédit intérieur de 13,3% et une expansion de la masse monétaire de 8,2%. Ainsi, le taux de financement bancaire de l’économie devrait se situer à 35,6%, soit un renforcement de 1,4 point de pourcentage par rapport à 2016 ».

Pour avoir l’intégralité du document veuillez cliquer sur ce lien ci dessous :

http://www.dpee.sn/-Situation-Economique-et-Financiere-.html?lang=fr

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