Aliou DIA «L’AFRIQUE DOIT SE PREPARER A DEVENIR LA PRINCIPALE PRODUCTRICE DE RIZ AU MONDE»

Le président de forces paysannes, Aliou Dia est convaincu que d’ici 20 ans, la tendance va s’inverser en matière de production rizicole à cause des changements climatiques. Il incite ainsi les pays africains à se préparer afin de devenir les principaux fournisseurs, producteurs et importateurs de riz.

Le Sénégal a accueilli pendant trois jours le 31ème forum du conseil des ministres d’Africa Rice. Selon Aliou Dia, c’est un événement important qui a permis aux différents acteurs au niveau le plus élevé dans le domaine de la recherche et de la prise de décision, d’échanger dans plusieurs aspects. «Ils se sont retrouvés pour débattre sur les thématiques concernant la chaîne de valeurs qui concerne l’ensemble des acteurs dont l’Etat, qui est le premier partenaire et dont le rôle premier est de créer les conditions de productions», a dit Aliou Dia. Il ajoute qu’il y a dans cette chaîne d’autres acteurs qui seront dans le secteur privé pour qu’il y ait une bonne distribution de celle-ci. Cela permettra, selon M. Dia, de faire vivre la filière et d’aider tout le monde à s’enrichir.

Aliou Dia considère que les pays africains doivent prendre leurs décisions et se préparer à devenir de grands fournisseurs de riz d’ici 20 ans. Car, le riz qui est une denrée très prisée va devenir un produit rare. «Avec les aléas climatiques, les traditionnels fournisseurs de riz deviennent aujourd’hui des importateurs. Dans 20 ans, les Asiatiques qui étaient les véritables fournisseurs, producteurs et exportateurs vont devenir des importateurs. La conséquence sera qu’il n’y aura personne pour cultiver», dit-il. C’est pour cette raison que les décideurs africains ont changé de politique agricole pour se fixer des objectifs. Il prend le cas du Sénégal qui tend vers l’autosuffisance, en riz en mettant beaucoup de moyens à commencer par les semences, les intrants et les matériels agricoles.

A ce sujet, Aliou Dia de Forces Paysannes souligne que les producteurs ont beaucoup travaillé. Ce qui a entraîné une forte production. Ces différents aspects nécessitent que le secteur privé local soit fortifié. Il soutient que les Etats ont fait de gros efforts, car quand ils se sont rendu compte que la population ne cessait de croître, et ont ainsi mis des moyens pour augmenter les productions. «Les débats que nous avons eus, montrent qu’Africa Rice est sur le droit chemin et il va falloir que tous acteurs soient impliqués pour qu’on puisse y arriver. Il nous faut également une synergie des actions dans le domaine de la recherche et de la lutte contre les agresseurs tels que les oiseaux », soutient Aliou Dia.

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