Recouvrement des créances: Le casse-tête des industriels

Le climat des affaires s’est dégradé en variation mensuelle. Cette situation reflète les orientations défavorables respectives de l’opinion des entrepreneurs de BTP, des prestataires de services et des commerçants. Sur une base annuelle, l’indicateur de climat des affaires s’est bonifié de 1,4 point, en avril 2019.

Dans l’industrie, les difficultés de recouvrement des créances, la concurrence supposée déloyale et l’insuffisance de la demande sont majoritairement ressorties des déclarations des industriels interrogés, comme entraves à l’activité. Néanmoins, le climat des affaires s’est bien orienté dans le sous-secteur, en rythme mensuel, à la faveur des opinions favorables des industriels sur l’emploi de main d’œuvre, les perspectives d’emploi de main d’œuvre et les perspectives de commandes. Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, note la Direction générale de la planification et des politiques économiques, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances, la concurrence jugée déloyale, la fiscalité et l’accès difficile au crédit. Au total, le climat des affaires s’est dégradé dans le sous-secteur, entre mars et avril 2019, sous l’effet de l’orientation particulièrement négative du solde d’opinion relatif aux perspectives de commandes publiques.Au titre des services, les prestataires interrogés, en avril 2019, ont majoritairement évoqué la concurrence jugée déloyale, les difficultés de recouvrement des créances, la fiscalité, l’accès difficile au crédit ainsi que la corruption et la fraude comme les principaux facteurs qui plombent le développement de l’activité. Le climat conjoncturel s’est détérioré dans le sous-secteur, en rythme mensuel. En effet, précise la note, les soldes d’opinion relatifs aux commandes et perspectives de tarifs se sont, particulièrement, mal orientés sur la période.S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances, la concurrence supposée déloyale, les difficultés d’approvisionnement et la fiscalité ont constitué les principaux facteurs qui ont entravé l’activité, selon les enquêtés. En somme, le climat des affaires s’est dégradé, en rythme mensuel pour se retrouver en dessous de son niveau de long terme, en liaison avec les orientations défavorables des soldes d’opinion respectifs relatifs au chiffre d’affaires et aux perspectives de chiffre d’affaires.

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